Les pseudo-fetas ne valent pas les vraies ! Salakis, Lidl, U Bio… 16 produits décryptés

Règles du forum
  • Pour avoir accès à toutes les fonctionnalités du forum .
  • Demande d'aide demande de tutoriaux la fonction répondre et 1 accès aux pièces jointes
  • Il faudra passer par 1 inscription et 1 présentation merci
Répondre
Avatar de l’utilisateur
tangy71
Membre
Articles : 0
Messages : 2789
Inscription : 13 févr. 2020 14:41
    Windows 10 Chrome
A remercié : 2036 fois
A été remercié : 2410 fois

Les pseudo-fetas ne valent pas les vraies ! Salakis, Lidl, U Bio… 16 produits décryptés

Message par tangy71 »

Protégé par une AOP, le fameux fromage grec est largement copié. Le point sur ce que valent les véritables fetas et leurs alternatives.


Image

Alors que les tomates pointent leur nez sur les étals de fruits et légumes, la feta ne devrait pas tarder à faire son retour dans nos assiettes.
« En France, la feta est un produit de saison qui est consommé l’été, confirme Alexandre Rallis, fondateur de la boutique parisienne Profil Grec.
En Grèce, c’est un produit quotidien qui s’utilise en toute saison, impossible d’imaginer un repas grec sans feta. »

Là-bas, la plupart des petites épiceries et supérettes proposent des fetas artisanales de qualité, sur lesquelles elles misent pour fidéliser leur clientèle.
En France, il faut se tourner vers les fromageries pour en trouver, achetées auprès de petits producteurs.
Mais que valent celles des supermarchés, fabriquées à grande échelle ?
« Plus on va en grande surface, plus il est difficile de trouver des fetas de qualité », estime le spécialiste des produits artisanaux grecs.
Pour en avoir le cœur net, nous avons étudié 11 fetas AOP (appellation d’origine protégée) et 5 fromages qui ressemblent à de la feta, mais qui n’en sont pas.


Ne s’appelle pas feta qui veut« Depuis 2002, la feta est une appellation d’origine protégée par un règlement européen, explique l’association Foodwatch.
Cette dénomination ne peut donc être utilisée que pour du fromage originaire de la Grèce continentale ou du dème (département) de Lesbos et conforme au cahier des charges.
Ainsi, le lait servant à l’élaboration du fromage doit provenir de brebis et de chèvres de races locales élevées traditionnellement et dont l’alimentation doit se fonder impérativement sur la flore présente dans les aires de pâturage des régions éligibles. »


Un fromage fabriqué en France n’a donc pas le droit de s’appeler feta.
« Cela n’empêche pas de nombreux fabricants ou distributeurs d’évoquer la Grèce sur des produits qui ont le même format, la même apparence, généralement à un prix moindre, commente Audrey Morice, chargée de campagnes chez Foodwatch.
Ils empruntent les codes marketing visuels du produit original mais, comme cela n’en est pas au regard du règlement européen qui encadre cette AOP, ils n’ont pas le droit de mentionner les quatre fameuses lettres “feta”.
Les produits étant souvent placés côte à côte en rayon, ils peuvent aisément induire les consommateurs en erreur. »


Ces imitations portent des noms plus fantaisistes, comme le « fromage de lait de vache à la grecque » de la marque Milbona (Lidl)… qui est fabriqué en Roumanie, et arbore sur son emballage un moulin typique des îles grecques et une salade grecque.
Les fetas françaises sont bien fabriquées en GrèceToutes les fetas AOP que nous avons achetées sont bien fabriquées en Grèce.
Celles des marques U Bio, U Saveurs, Monoprix Gourmet, Roussas et Grèce Authentique possèdent la même estampille sanitaire, ce qui signifie qu’elles viennent de la même usine du groupe Roussas Dairy : nous en déduisons qu’il fabrique non seulement sa propre marque, mais aussi les marques des trois distributeurs au sein de sa laiterie d’Almyros, située en Grèce centrale.

Les fetas des marques Greco et Salakis, détenues par Lactalis, sont fabriquées en Grèce par un site de production appartenant au géant laitier français.
Celui-ci produit également celle de Carrefour Extra, d’après son estampille sanitaire.


Salakis, ça fait cher le « bon lait de brebis » !Du côté des fromages qui ressemblent à des fetas sans en être, c’est évidemment bien plus inégal. Seul le fromage « chèvre avec une touche de lait de brebis » de la marque Salakis est fabriqué en Grèce, dans la même usine que sa feta AOP.

En revanche, le fromage « 100 % brebis » de Salakis est fabriqué en France, au sein de la fromagerie Le Massegros (Lozère), qui appartient à la société Roquefort Lactalis.
Celle-là même où est élaboré le fromage « 100 % brebis » de la marque Les Croisés (E. Leclerc). Les produits Salakis sont les plus chers de notre échantillon de fromages.
Les fetas les plus goûtues sont les plus chèresGlobalement, les fromages qui ne bénéficient pas de l’AOP sont meilleur marché que les vraies fetas.
Si vous souhaitez opter pour le produit le moins cher, fiez-vous au prix au kilo, car les fetas AOP sont généralement vendues au format de 150 g, contre 200 g pour les autres produits.

Lors de notre dégustation à l’aveugle et en groupe, la feta U Bio a été particulièrement appréciée de nos dégustateurs.
C’est aussi la plus chère de notre échantillon : 24,60 €/kg, un prix certainement lié au coût du lait bio, car celle de la marque U Saveurs, fabriquée au même endroit, coûte un bon tiers de moins (16,05 €/kg).

Une deuxième feta a beaucoup plu à nos dégustateurs : celle de la marque Dodoni, qui est aussi la deuxième plus chère de notre échantillon (19,75 €/kg dans une épicerie).
Mais il existe de bonnes fetas abordables« 
Ces dernières années, les prix de la feta ont complètement explosé »,
précise Alexandre Rallis.
Selon lui, cette inflation galopante n’est pas seulement liée au contexte actuel, mais aussi à une demande accrue pour ce fromage qui n’est produit qu’en Grèce.

Nous avons tout de même réussi à trouver des fetas AOP abordables en supermarché.
La moins chère de notre échantillon est celle des Croisés, la marque repère de E. Leclerc, à 11,93 €/kg.
Elle a également bien plu à notre jury lors de la dégustation ! Il n’est donc pas forcément nécessaire de casser sa tirelire pour manger une bonne feta.


Attention à certaines allégations !Au-delà de l’AOP et du prix, à quels autres critères se fier ?
Les fetas qui arborent les macarons « Great Taste 2019 » (Roussas) et « Superior Taste Award, International Taste Institute, Brussels 2021 » (Islos) n’ont pas été particulièrement appréciées par nos dégustateurs.
De plus, rien ne dit qu’elles n’ont pas concouru seules dans leur catégorie…

De même, les fetas qui indiquent avoir été affinées en fût de bois ne se sont pas démarquées lors de la dégustation.
Pour ce qui est des allégations « sans conservateur » ou « végétarien » des fetas Salakis et Dodoni, elles sont certes vraies, mais elles ne les différencient en rien des produits du reste de leur famille.
Cette pratique n’est pas loyale, selon le règlement INCO sur l’étiquetage des denrées alimentaires.
Le lait de vache fait illusion, mais pas l’huile de cocoDans la catégorie des pseudo-feta sans AOP, la moins chère est celle de la marque Milbona de Lidl, à 10,68 €/kg.
Elle n’est composée que de lait de vache, mais a tout de même réussi à faire illusion auprès de certains dégustateurs, qui y ont retrouvé un goût prononcé de fromage de chèvre !
D’autres lui ont tout de même reproché d’être trop éloignée de la feta.

Mais le fromage « type feta » qui s’éloigne le plus de son modèle est sans aucun doute le « blanc grec » de la marque végane Violife.
Si la confusion est possible en rayon en raison de son emballage qui évoque la Grèce avec une branche d’olivier garnie d’olives noires, impossible de s’y méprendre une fois sorti du sachet : sa texture parfaitement lisse et sa blancheur n’ont rien à voir avec l’apparence de la feta.

En bouche, son goût et sa texture fondante et grasse lui ont valu d’être comparé à du fromage à tartiner, Kiri et Philadelphia en tête, et même à du beurre.
C’est probablement dû à l’huile de coco, qui figure en deuxième ingrédient de ce produit après l’eau.
Il contient également de l’amidon, un correcteur d’acidité, des arômes, de l’extrait d’olive et de la vitamine B12.


La qualité, une histoire de proportionsQuant au Salakis « chèvre avec une touche de lait de brebis », notre jury lui a trouvé un goût piquant, qui ne ressemblait pas à celui de la feta : c’est certainement dû à la prédominance du lait de chèvre, dont la teneur ne dépasse pas 30 % dans la feta AOP.

Ainsi, parmi les pseudo-feta, les fromages composés majoritairement de lait de brebis ont été les plus appréciés.
Cela n’a rien d’étonnant : c’est ce qui se rapproche le plus de la recette de l’AOP.
Sans pour autant atteindre l’équilibre d’au moins 70 % de lait de brebis et au plus 30 % de lait de chèvre, qui caractérise la véritable feta grecque.
          
                 
 
   
                     
                  
       

Avatar de l’utilisateur
Desmond
Administrateur
Articles : 0
Messages : 3890
Inscription : 28 déc. 2020 14:16
    Windows 10 Firefox
A remercié : 1490 fois
A été remercié : 4241 fois

Re: Les pseudo-fetas ne valent pas les vraies ! Salakis, Lidl, U Bio… 16 produits décryptés

Message par Desmond »

Ça devient de plus en plus dur de tenter de se nourrir convenablement.

Je passe pas mal de temps à lire les étiquettes, mais il arrive aussi que je n'achète pas un produit que je
suis venu chercher tellement déçu de la merdasse qu'ils mettent dedans.

Pas facile de trouver de la feta locale chez moi lol
Pour critiquer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer (.Coluche)

Avatar de l’utilisateur
Sandrinoo
Modérateur
Articles : 0
Messages : 2998
Inscription : 06 janv. 2020 13:29
    Windows 7 Firefox
A remercié : 3813 fois
A été remercié : 441 fois

Re: Les pseudo-fetas ne valent pas les vraies ! Salakis, Lidl, U Bio… 16 produits décryptés

Message par Sandrinoo »

:mrc:
Cdlt
Image

 

Répondre